Le Front de Gauche se félicite du succès historique de la marche du 5 mai. Un an après l’élection de François Hollande, cette manifestation a confirmé d’une part le refus du peuple de gauche de la politique d’austérité menée par le gouvernement, d’autre part la possibilité de rassembler une majorité alternative appuyant une autre politique. La présence de très nombreux syndicalistes, salariés d’entreprises en lutte et le caractère populaire de la marche forment de ce point de vue un grand sujet de satisfaction. De même que celle d’Eva Joly et de nombreux élus, responsables et militants d’Europe Ecologie – Les Verts qui constitue un événement majeur. Enfin le mot d’ordre de changement de régime qu’exprime l’appel à une 6ème République a largement irrigué la marche.
La réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration. Au lieu de rassurer ceux qui ont permis la défaite de Nicolas Sarkozy il y a un an, Jean-Marc Ayrault a préféré dire une fois de plus sa sollicitude pour les chefs d’entreprise et annoncer la privatisation partielle d’entreprises publiques ! De son côté Manuel Valls joue de la provocation en minorisant outrageusement le nombre de manifestants.
Cette marche établit un rapport de force, ouvre de nouvelles perspectives, galvanise les énergies mais elle doit surtout être le début d’un processus. C’est pourquoi le Front de gauche, dans le même objectif d’élargissement que le 5 mai, propose d’ores et déjà d’autres rendez-vous dans les semaines à venir :
- la mobilisation aux côtés des syndicats le 16 mai en faveur de la loi d’amnistie sociale et de la loi interdisant les licenciements boursiers.
- le maximum d’initiatives populaires le premier week-end de juin sur le même mot d’ordre que la marche du 5 mai
contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République sous des formes décidées localement : marches, rassemblement, etc… dans les régions et départements
- Le soutien à la marche des femmes contre l’austérité le 9 juin
- les assises du 16 juin dont nous proposons la co-organisation à tous ceux, personnalités, associations, syndicats et forces de gauche qui partagent les objectifs d’une politique alternative à celle appliquée aujourd’hui par le gouvernement
L’Indépendant vient de
publier trois jours d’enquêtes et de commentaires sur les élections municipales de Perpignan. A aucun moment le PCF/Front de Gauche n’est apparu comme la force politique, pourtant non
négligeable, qu’il est sur Perpignan et le département. Jeudi dernier l’Indépendant a diffusé les réactions des formations politiques et des personnes concernées à un moment ou à un autre de
l’enquête d’opinion. Les forces du Front de Gauche sollicitées séparément pour commenter des pages où elles ont été boycottées ont fourni des communiqués, pourtant succincts, qui ont été encore
coupés à la diffusion et très mal disposés dans la page. Des partis politiques comme l’UMP, le PS et même Europe Ecologie Les Verts ou le FN ont eu droit à toute la place quand le Front de Gauche
a eu moins que la portion congrue. Pourtant certaines de ces forces sont moins représentatives (en voix et en nombre d’élus), à Perpignan et dans les PO, que la nôtre. Voilà donc ce que vous
auriez pu lire si l’Indépendant n’avez pas décidé de nous ignorer et de couper notre déclaration.
Un communiqué de Nicolas Garcia, secrétaire départemental du PCF et Michel Franquesa secrétaire de la section du PCF de Perpignan.
Concernant les enquêtes parues ces derniers jours dans l’Indépendant, nous pouvons nous étonner qu’aucun(e) candidat(e) communiste/Front de Gauche, qui obtient désormais régulièrement 10% (voire plus) des suffrages à toutes les élections, n’ait été soumis à l’opinion des Perpignanaises et Perpignanais. Cela aurait au moins permis une meilleure lisibilité sur les rapports de force au premier tour des municipales et les rassemblements possibles (nécessaires ?) au second. Au-delà de cette remarque, le sondage montre qu’un large rassemblement à gauche est indispensable pour changer de politique à Perpignan et que rien ne pourra se faire sans le Front de Gauche et sa composante PCF. Comme nous l’avons toujours dit, toute guerre des égos est à bannir à gauche : elle entrainerait la division et favoriserait la droite et le FN. En ce qui nous concerne nous proposons un large rassemblement des forces progressistes et de gauche construit, non à partir du sommet et des personnalités, mais à partir d’un travail de proximité avec la population qui débouche sur un projet pour la ville, correspondant aux aspirations du plus grand nombre, tournant le dos à la politique de droite menée à Perpignan depuis des décennies et offrant des garanties d’intervention citoyenne dans la gestion en cas de victoire sur la droite et son extrême. C’est le second enseignement de ces enquêtes d’opinion.
Présentées comme des éléments positifs de
l'accord, ces dispositions soutenues par le Medef masquent en réalité une charge sans précédent contre notre système de sécurité sociale solidaire.
La généralisation de la complémentaire santé aux salariés joue le rôle d'un cheval de Troie contre le principe d'une couverture universelle socialisée des dépenses de santé des assurés sociaux par la sécurité sociale. Elle remet en cause la philosophie universelle et solidaire de la protection sociale. L 'orientation de l'accord minoritaire institutionnaliserait une différenciation des niveaux de prise en charge en fonction des branches d'activité ou des entreprises. C'est une attaque claire contre la sécurité sociale.
Il faut dissiper l'illusion entretenue d'une couverture à 100% de la dépense de santé des salariés. En dehors d'accords de branche ou d'entreprise, l'ANI introduit un panier de soins minimal couvert par la complémentaire inférieur à celui de la CMU. Par ailleurs, il dispose que les contrats collectifs excluent du champs de leur prise en charge, les différents forfaits (médicaments, actes médicaux, hospitaliers, ...) à la charge des malades. De sorte qu'au final, cette complémentaire santé ne permet pas la prise en charge à 100% de l'ensemble des dépenses de santé réelles des malades. De telles mesures enfermeraient toute une partie de la population dans un carcan de soins minimum remboursés la privant ainsi du droit aux soins en dehors du panier pris en charge. Cela se traduirait aussi par l'aggravation du renoncement aux soins de qualité .
L'accord signé prévoit une totale maîtrise par l'employeur du choix de l'opérateur d'assurance, les entreprises décidant seules de l'organisme à choisir. C'est un cadeau aux assureurs et le renforcement de leur poids auprès des entreprises sur le dos des salarié-e-s. Il est important de noter qu'avec l'ouverture de négociations par branche à compter du 1er juin 2013, la volonté de l'accord est d'hypothéquer les débats sur la réforme à venir du financement de la sécurité sociale prévue initialement pour l'automne 2013.
C'est donc un recul social grave. Dans la mobilisation qui s'organise contre l'ANI, il est nécessaire de réaffirmer les grands principes de notre système de sécurité sociale. Solidaire signifie que chacun contribue selon ses moyens pour recevoir selon ses besoins. Universel, cela veut dire que personne ne peut être exclu de son bénéfice dans la mesure où son financement est assuré par la mutualisation d'une partie des richesses produites dans l'entreprise. Égalitaire, cela signifie que la Nation, à savoir le Peuple souverain, assure à chacun le droit à la santé, impliquant l'absence de différence de prise en charge entre les assurés sociaux et la nécessité de travailler à une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits.
commission santé du PCF